Objectivement, tout va bien… mais moi, non.
Quand votre vie fonctionne sur le papier, mais que le mal-être persiste
Vous avez un emploi stable, des relations qui tiennent la route, une santé correcte. Sur le papier, tout va bien. Pourtant, chaque matin, ce poids sur la poitrine. Cette fatigue qui ne passe pas. Ce sentiment diffus que quelque chose ne va pas, même si vous ne savez pas quoi.
Vous n'êtes pas seul. Ce décalage entre une vie « fonctionnelle » et un mal-être intérieur réel touche de plus en plus de personnes. Et contrairement à ce que notre société voudrait nous faire croire, vous n'avez pas besoin d'un drame pour avoir le droit de ne pas aller bien.
Le piège de la comparaison : quand « tout va bien » devient une prison
L'injonction au bonheur conditionnel
Les réseaux sociaux et les normes sociales nous bombardent d'un message implicite : si vous avez un toit, un travail, de la nourriture et des proches, vous devriez être heureux. Cette logique simpliste ignore complètement la complexité de l'expérience humaine.
Le problème, c'est que cette injonction crée une double peine : non seulement vous ne vous sentez pas bien, mais en plus vous culpabilisez de ne pas vous sentir bien. « Je n'ai aucune raison d'aller mal », pensez-vous. Mais le mal-être n'a pas besoin de justifications rationnelles pour exister.
Les dangers de la vie « acceptable »
Une vie qui fonctionne n'est pas nécessairement une vie épanouissante. Vous pouvez avoir une existence stable, prévisible, « correcte », et pourtant ressentir un vide profond. Ce n'est pas de l'ingratitude, c'est un signal.
Quelque chose en vous essaie de vous dire : « OK, j'assure, mais où est le sens ? Où est la joie ? Où est l'alignement avec ce que je suis vraiment ? »
Vous avez le droit de ne pas aller bien (même sans raison apparente)
Les différents visages du mal-être invisible
Ce mal-être peut prendre plusieurs formes :
La dépression : vous continuez d'accomplir vos tâches, de sourire en société, mais intérieurement, vous êtes éteint.
Le burn-out silencieux : pas d'effondrement spectaculaire, juste une fatigue chronique, une perte progressive d'énergie et de motivation.
La crise existentielle : cette question lancinante : « C'est ça, ma vie ? » sans que vous sachiez quoi changer.
L'anxiété : vous gérez, mais au prix d'un stress constant, de nuits agitées, d'une hypervigilance épuisante.
Pourquoi il n'y a pas de hiérarchie de la souffrance
Votre souffrance n'a pas besoin d'être validée par une tragédie extérieure. La douleur psychologique est réelle, légitime et mérite d'être prise au sérieux, qu'elle soit causée par un traumatisme évident ou par un désalignement plus subtil.
Comparer sa souffrance à celle des autres ne fait qu'ajouter de la culpabilité inutile. Votre mal-être mérite attention et soin, point final.
Les petits signaux qu'on ignore trop souvent
Votre corps et votre esprit envoient des signaux bien avant l'effondrement. Le problème, c'est qu'on apprend à les ignorer, à les minimiser, à continuer malgré tout.
Reconnaître les symptômes du mal-être ordinaire
Voici quelques signes qui devraient vous alerter :
Le dimanche soir qui angoisse : cette boule au ventre dès que le week-end se termine.
La procrastination chronique : même les tâches simples deviennent des montagnes.
L'impression de jouer un rôle : vous êtes présent physiquement, mais absent émotionnellement.
La perte de plaisir : les activités qui vous animaient avant ne provoquent plus rien.
Le sentiment de vide : votre agenda est rempli, mais vous vous sentez creux intérieurement.
Les troubles du sommeil : difficultés d'endormissement, réveils nocturnes, fatigue permanente.
L'irritabilité croissante : tout vous agace, même les petites choses.
Quand le corps parle : les symptômes physiques
Le mal-être psychologique se manifeste souvent physiquement : tensions musculaires, problèmes digestifs, maux de tête fréquents, système immunitaire affaibli. Votre corps essaie de vous dire quelque chose.
Ne pas écouter ces signaux, c'est risquer l'épuisement complet. Il est temps d'agir avant d'atteindre ce point de non-retour.
Que faire quand objectivement tout va bien, mais pas vous ?
Sortir de cette impasse demande du courage, mais c'est possible. Voici des pistes concrètes, sans tomber dans le développement personnel simpliste qui ne marche pas.
Arrêtez de minimiser ce que vous ressentez
Première étape cruciale : validez vos émotions. Oui, objectivement, votre vie pourrait être pire. Mais subjectivement, vous souffrez. Et c'est cette réalité-là qui compte.
Arrêtez de vous dire « je n'ai pas le droit de me plaindre ». Vous avez le droit de ressentir ce que vous ressentez, sans justification.
Cherchez de l'aide professionnelle (sans honte)
Un psychologue ou un psychothérapeute peut vous aider à démêler ce qui se passe. Vous n'avez pas besoin d'être « au fond du trou » pour consulter. La thérapie préventive existe et elle est précieuse.
Si l'idée vous intimide, commencez par un bilan : une ou deux séances pour explorer. Vous verrez ensuite si ça vous aide.
Le coaching peut également être une option pertinente si votre mal-être relève davantage d'un manque de clarté sur vos objectifs, d'une difficulté à passer à l'action, ou d'un besoin de redéfinir votre direction de vie. Contrairement à la thérapie qui travaille sur les blessures et les blocages psychologiques, le coaching vous aide à construire le futur que vous voulez, à identifier vos valeurs réelles, et à créer un plan d'action concret pour avancer.
Redéfinissez ce que « bien aller » signifie pour vous
La société a défini pour vous ce qu'est une « belle vie » : carrière, maison, famille, stabilité. Mais êtes-vous d'accord avec cette définition ?
Prenez le temps de vous demander : « Qu'est-ce qui me ferait vraiment me sentir vivant ? » Pas ce qui est attendu, pas ce qui est raisonnable, mais ce qui vous appelle vraiment.
C'est exactement le type de questionnement qu'un accompagnement en coaching permet d'explorer en profondeur. Un coach vous aide à sortir des schémas automatiques et à vous reconnecter à ce qui compte vraiment pour vous.
Faites de micro-changements
Vous n'avez pas besoin de tout chambouler d'un coup. Commencez petit :
• Bloquez une heure par semaine pour faire quelque chose qui vous plaît vraiment
• Identifiez une chose qui vous pèse et trouvez un moyen de l'alléger
• Testez une nouvelle activité, juste pour voir
• Posez des limites là où vous vous sentez envahi
Ces petits ajustements peuvent créer un effet domino. Parfois, il suffit d'un tout petit changement pour que l'air redevienne respirable.
Explorez ce qui manque, pas seulement ce qui ne va pas
Le mal-être n'est pas toujours causé par quelque chose de négatif. Parfois, c'est l'absence de quelque chose d'essentiel : sens, créativité, connexion authentique, liberté, beauté, aventure.
Demandez-vous : « Qu'est-ce qui manque dans ma vie ? » plutôt que « Qu'est-ce qui ne va pas ? ». C'est une question plus constructive. Et c'est précisément ce type d'exploration que le coaching facilite : identifier ce qui vous nourrit vraiment et créer les conditions pour l'intégrer dans votre quotidien.
Donnez-vous le droit d'évoluer
Vous n'êtes pas obligé de rester la même personne, avec les mêmes désirs, les mêmes priorités. Ce qui vous convenait il y a cinq ans peut ne plus vous correspondre aujourd'hui. Et c'est OK.
Coaching ou thérapie : comment choisir ?
Beaucoup de personnes hésitent entre coaching et thérapie. Voici quelques repères pour vous aider à choisir l'accompagnement le plus adapté à votre situation.
Quand choisir la thérapie ?
• Vous souffrez de symptômes dépressifs, anxieux ou traumatiques qui impactent votre quotidien
• Vous avez des blessures du passé à guérir ou des schémas répétitifs à comprendre
• Vous ressentez le besoin d'explorer en profondeur votre histoire personnelle
• Vous avez besoin d'un diagnostic ou d'un suivi médical (psychiatre)
Quand choisir le coaching ?
• Vous vous sentez bloqué dans votre vie mais n'arrivez pas à identifier pourquoi
• Vous avez besoin de clarifier vos objectifs de vie, vos valeurs, votre direction
• Vous voulez passer à l'action mais ne savez pas par où commencer
• Vous traversez une transition professionnelle ou personnelle importante
• Vous voulez développer votre potentiel, sortir de votre zone de confort
• Vous cherchez un accompagnement orienté solutions et résultats concrets
Important : ces deux approches ne s'excluent pas. Vous pouvez parfaitement combiner un suivi thérapeutique pour travailler sur vos blessures et un coaching pour construire vos projets. L'essentiel est de choisir ce qui résonne le plus avec ce dont vous avez besoin maintenant.
Réconcilier l'objectif et le subjectif : votre vie vous appartient
À la fin, peu importe si les autres trouvent que votre vie est belle. Ce qui compte, c'est ce que vous ressentez en la vivant.
Objectivement, tout peut aller bien. Et subjectivement, vous pouvez aller mal. Ces deux réalités ne s'annulent pas. Elles coexistent. Et c'est votre expérience subjective qui mérite d'être honorée.
Vous n'avez pas besoin de justifier votre mal-être. Vous n'avez pas besoin d'attendre que ça devienne insupportable. Vous avez le droit de vouloir mieux, de chercher plus, de redéfinir ce que « bien » signifie pour vous.
Parce qu'au fond, la vraie question n'est pas : « Ai-je le droit de ne pas aller bien ? »
La vraie question est : « Qu'est-ce qui me permettrait de me sentir vivant, pleinement, maintenant ? »
Et vous, comment allez-vous vraiment ?
Si cet article résonne en vous, n'hésitez pas à le partager. Vous pourriez aider quelqu'un qui se sent seul dans cette situation.
Et surtout, prenez soin de vous. Vraiment.
Si vous ressentez le besoin d'un accompagnement pour sortir de cette impasse et retrouver du sens, je serais ravie d'en discuter avec vous.
Séverine Girerd
👉 En tant que professionnelle de l'accompagnement, je suis là pour vous aider à garder le cap.


